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TOURNEE SPLI

Financement fédéral en itinérance (SPLI)
 
L'action du RSIQ a débuté avec l'arrivée d'un premier financement fédéral en 1999 destiné aux organismes œuvrant auprès des personnes en situation ou à risque d'itinérance, aujourd'hui appelé Stratégie de partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI). 
  
A la différence des autres provinces, l'entente Canada-Québec établit les modes de collaboration entre les deux paliers gouvernementaux concernant la mise en oeuvre de la SPLI. Les objectifs et priorités du gouvernement canadien sont énumérés dans le document, suivi par les définitions, objectifs, principes directeurs et priorités québécoises.

Ce programme essentiel pour le RSIQ a été renouvelé en 2014 pour une période de 5 ans avec un budget annuel de 20 millions $, tout en étant réorienté vers les balises fédérales axées principalement sur le Logement d'abord, appelé  au Québec "approche de stabilité résidentielle avec accompagnement"(SRA). Cette réorientation, annoncée au terme de la négociation pour l'entente Canada-Québec, constitue un recul majeur pour le milieu de l'itinérance au Québec. 

Un recul majeur: l'imposition des balises fédérales au Québec

À la mi-décembre 2014, le RSIQ a appris que Québec aurait signé l'entente Canada-Québec venant accepter telles quelles les balises fédérales de la Stratégie des Partenariats de lutte à l'itinérance. Ces balises ( voir site de Emploi et Développement social Canada), condamnées à maintes reprises par le RSIQ et différents groupes, viennent menacer le caractère généraliste et communautaire de la SPLI. 

Le RSIQ a tenu le 19 décembre 2014 une conférence de presse dénonçant cette réorientation, en pointant certains des impacts attendus sur les personnes en situation ou à risque d'itinérance. 

Ce que permet une SPLI généraliste et communautaire


De 1999 à 2014, les paramètres de la SPLI permettent d'apporter des réponses à la problématique de l'itinérance, tant au niveau de l'intervention, du logement, que des installations.
En ce qui concerne l'intervention, le financement fédéral permet l'embauche de ressources humaines additionnelles, permettant ainsi l'amélioration et l'augmentation de la capacité et de la qualité d'intervention auprès des personnes en situation ou à risque d'itinérance.

Le financement fédéral en itinérance a aussi contribué à la construction de plus de 800 logements sociaux avec soutien communautaire. La SPLI joue un rôle d'appui dans le montage financier puisque les projets ont été réalisés avec le programme québécois AccèsLogis, par des ressources du milieu (refuges, OSBL de logement, des centres de jour, des ressources d'hébertgement...).

Des projets d'immobilisation permettent également de répondre aux besoins des personnes en améliorant les infrastructures disponibles. Seul le financement fédéral a pu permettre les améliorations de ces installations.

Le programme permet également de financer des activités de sensibilisation à la question de l'itinérance, mais aussi la concertation régionale en itinérance, associant les différents acteurs sur un même territoire.

En 2014,  la SPLI représentait au Québec :     
• plus de 50 000 personnes itinérantes ou à risque de l'être qui en bénéficient au Québec ;    
• plus de 300 emplois dans le secteur communautaire ;     


Les demandes portées par le RSIQ concernant le financement fédéral

Le RSIQ demande au gouvernement fédéral le maintien du caractère communautaire et généraliste de la SPLI au-delà du 31 mars 2014.
Le RSIQ s'oppose ainsi à la réorientation du programme vers le Housing First annoncée par le gouvernement fédéral lors du dernier budget : voir le communiqué.

Le RSIQ a lancé une campagne afin d'obtenir le maintien d'une diversité de réponses en itinérance au Québec et donc du modèle actuel de la SPLI : un enjeu majeur pour plus de 50 000 personnes.

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Retrouvez le mémoire du RSIQ déposé au Comité permanent des finances en octobre 2012

Le RSIQ continue par ailleurs à porter la demande d'une bonification du programme à 50 millions de dollars par an pour le Québec.
L'enveloppe du programme n'a en effet jamais été indexé, alors que les coûts notamment de construction et de rénovation ont fortement augmenté, et que la population itinérante est en hausse dans la plupart des régions du Québec. Les organismes ont besoin de plus de fonds pour pouvoir faire face à l'ensemble des besoins !