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Portrait de la situation à Val d'Or

La Ville de Val-d’Or est devenue, au fil du temps, un point de convergence pour les communautés autochtones. Plusieurs raisons expliquent ce mouvement : la poursuite des études, les perspectives d’emploi, l’accessibilité à des soins de santé, ou tout simplement la recherche d’une meilleure qualité de vie. Mais au-delà de ces premières raisons, les données recueillies par le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, laissent apparaître que certaines personnes se retrouvent en ville malgré elles, parce qu’elles se sentent (ou qu’elles sont) rejetées par leur propre communauté.

Une fois en ville, elles sont alors confrontées à un système social et culturel qui leur est complètement étranger. Des obstacles majeurs se dressent devant elles, leur rendant difficile la tâche de conserver leur culture, leur langue et leur identité. Les préjugés, le racisme et la discrimination dont elles sont l’objet, sont des facteurs qui empêchent l’adaptation à leur nouvelle situation, créant ainsi certaines des conditions qui favorisent la consommation de drogues, d’alcool ainsi que le développement de la prostitution.

Val-d’Or est un lieu de convergence pour de nombreux autochtones et aussi une ville vivant selon les cycles de l’économie minière. Comme l’industrie minière bas son plein et que l’économie attirent de plus en plus de gens en région, la ville de Val-d’Or est aux prises avec une crise du logement depuis 2006.

Selon le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le taux de logements inoccupés n’a pas dépassé 0,2 % depuis 2005. De ce fait, il devient plus difficile de se loger adéquatement. Ce phénomène touche particulièrement les clientèles à faibles revenus, plus vulnérables, car les prix locatifs montent en flèche.

Cette pénurie du logement à Val-d’Or entraîne avec elle une accentuation du problème de l’itinérance. Le FRAPRU note dans ce sens que partout, la pénurie du logement aggrave d’autres problèmes comme l’itinérance, la discrimination et l’augmentation des loyers. (Front d’action populaire en réaménagement urbain, 2012). Les personnes et familles autochtones sont aussi particulièrement touchés par cette crise du logement : « Plaque tournante des populations du Nord, lieu de convergence de nombreux Autochtones, Val-d’Or vit un boom économique accompagné d’une pénurie de logements et d’une hausse des loyers favorisant la discrimination au moment de la « sélection » des locataires, discrimination qui affecte plus particulièrement les Autochtones. » (Bulletin DIALOG, 2010)

La Piaule de Val d’Or, ressource majeure d’accueil des itinérants, membre du RSIQ :
Depuis les vingt cinq dernières années, La Piaule de Val-d'Or a servi plus de 203 000 repas, 35 000 couchers et a également hébergé près de 8000 personnes vivant de l'itinérance et/ou aux prises avec des problématiques de dépendances et/ou autres besoins urgents. Ce travail perdure depuis près de vingt cinq ans grâce à environ 160 000 heures fournies par les bénévoles de l’organisme en plus du personnel permanent. Dans les dernières années, une augmentation des personnes qui ont eu besoin des services de la maison a été notée.

Sources:
Enquête terrain sur les besoins en itinérance à Val d’Or, 2009
Extraits du Rapport de recherche sur l’itinérance dans les collectivités rurales et éloignées, le cas de la Vallée de l’Or 

Pour plus d’informations, consultez le site Internet de La Piaule

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