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L'itinérance à Sept-îles

Doris Nadeau, Directeur du Transit de Sept Iles, seule ressource d’hébergement sur la Côte Nord :

Quelles sont les réalités de l’itinérance à Sept-Îles ?

« Le portrait de l’itinérance à Sept-Îles a un visage différent des grands centres urbains de la province. Nous vivons un essor économique en dent de scie depuis quelques années. Cet essor attire des spéculateurs, des prospecteurs et des contacteurs. Tous ces acteurs ont la capacité de payer et exercent une pression sur l’offre de service en logement. Cela porte les propriétaires à délaisser les gens capables de payer un loyer raisonnable pour louer à haut tarif.

Les propriétaires de logement sont tentés et succombent à louer un logement qui était loué auparavant 500$ pour un 3½ est présentement loué à 900$ et même 1000$. Les constructions nouvelles qui coûtent de 35 à 40% plus chers qu’ailleurs au Québec sont rares et quand il y en a, les loyers sont de 1200$ à 1500$ par mois pour un 4½.

Les premier exclus sont les personnes rencontrant des difficulté au plan social et/ou de maladie mentale, ensuite viennent les personnes sur l’aide sociale, les familles monoparentales avec enfant et les personnes seules qui travaillent mais ne gagnent pas un salaire suffisant pour se payer un tel logement. Ceci crée de l’itinérance et place beaucoup de personnes en situation de risque.

La maison du Transit accueille des personnes vivant des situations difficiles qui se retrouvent temporairement sans domicile. La maison reçoit 1000 demandes d'aide par année. Elle ne peut répondre qu'à 250 d'entre elles. Le nombre de demandes d'aide est croissant».

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