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L'itinérance à Sherbrooke

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Extraits du Cadre de référence sur l’itinérance à Sherbrooke

"Au cours de l’année 2010-2011, plus de 1 400 personnes ont utilisé les ressources d’hébergement à Sherbrooke. Parmi celles-ci, 133 étaient des personnes mineures, soit un peu plus de 9 %. Ce nombre inclut les services d’hébergement offerts aux femmes victimes de violence conjugale, mais ne prend pas en considération les services d’hébergement associés au traitement ou à la réadaptation, tels que les services en santé mentale et en dépendance, ainsi que les services offerts par les centres résidentiels correctionnels, c’est-à-dire les maisons de transitions pour ex-détenus.

La création d’un refuge mixte à Sherbrooke en 2004 a clairement bonifié l’offre de service en matière d’hébergement. Ce type de ressource, avec peu de critères, s’harmonise bien avec les différentes ressources de transition disponibles sur le territoire. Le travail du refuge a permis de mettre en lumière, une fois de plus, l’absence d’hébergement de transition pour les femmes en difficultés âgées de plus de 30 ans, pour des motifs autres que la violence conjugale. Par ailleurs, il faut savoir que le nombre de personnes hébergées dans les ressources n’est pas le seul indicateur de l’ampleur du phénomène. À cet égard, une stabilité et même une diminution du nombre de personnes rejointes peuvent être associées à une augmentation des besoins. Prenons le cas de l’Auberge du Coeur la Source-Soleil qui, en 2009-2010, a reçu 86 jeunes comparativement à 77 au cours de l’année 2010-2011. Or, durant cette période le nombre de refus faute de place a augmenté pour cause de croissance de la durée moyenne de séjour en hébergement.

Les ressources offrant du logement ou un accompagnement soutenu pour la recherche de logement et dans le développement des habiletés en logement ont, quant à elles, rejoint quelque 400 personnes au cours de l’année 2010-2011. Enfin, on observe depuis plusieurs années une augmentation de la proportion des femmes dans le réseau des ressources en itinérance. Pour l’année 2010-2011, les statistiques présentent une moyenne 24 % de femmes dans les ressources d’hébergement, de 39 % dans les ressources en logement et de 29 % dans les ressources offrant un soutien dans la communauté. Évidemment, des variations importantes sont enregistrées selon la mission et la population ciblée par les organismes."

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A consulter également sur l’itinérance en Estrie, le mémoire déposé en 2008 à la Commission des affaires sociales.

Portrait des maisons de chambre à Sherbrooke-2012

Comme dans plusieurs villes du Québec, les maisons de chambres existent principalement depuis les booms industriels des années 1920 et 1950 et des vagues migratoires qui s’en suivirent. À Sherbrooke, de nos jours, ce sont quelques centaines de personnes qui habitent des maisons de chambres. Petits travailleurs, personnes bénéficiaires de l’aide sociale, immigrants, les chambreurs sont loin de former un groupe homogène. Comme on peut le lire dans le Rapport de la Commission populaire sur la sauvegarde des maisons de chambres à Montréal publié en 2010, « les maisons de chambres constituent une offre de logement pour les personnes démunies et aussi pour les gens temporairement en difficulté pour toutes sortes de raisons (divorce, endettement, etc.). Ce qui permet d’avancer qu’elles ont une véritable « fonction sociale » dans le paysage urbain ».
Le travail de recherche présenté dans ce portait a été réalisé par un comité de travail issu de la Table de Concertation - Logement de Sherbrooke et de la Table Itinérance. Ce comité était formé de la Chaudronnée de l’Estrie, le service Tout compte fait (Chaudronnée de l’Estrie), la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, le Programme Qualilogis (SAPC), la Ville de Sherbrooke et le CSSS-IUGS. Les informations recueillies permettent de dresser un portrait physique et social des maisons de chambres de Sherbrooke, une première sur le territoire.

Les principaux objectifs poursuivis par le comité dans la réalisation du portrait des maisons de chambres à Sherbrooke étaient :
- Situer les maisons de chambres sur le territoire
- Connaître les conditions de vie dans les maisons de chambres
- Démontrer leurs utilités
- Travailler à offrir des maisons de chambres décentes
- Évaluer le besoin de développer des maisons de chambres

Consulter le Portrait des maisons de chambres à Sherbrooke

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