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État de situation sur l’itinérance à Drummondville

Action SPLI Drummondville

Extraits de la planification stratégique 2011-2015 de l’ARC (Accueil, Accompagnement et Références communautaires) de Drummondville:

"La proportion de gens ayant une grande difficulté à « arriver » augmente sensiblement. Les personnes à statut précaire sont plus nombreuses : personnes en attente de revenus de soutien; personnes aux prises avec des tracasseries administratives dans l’accès au revenu; personnes aux prises avec des épisodes de crise qui les forcent à s’endetter et engendrent un cycle d’appauvrissement; personnes responsables de familles avec de jeunes enfants (notamment des jeunes parents démunis).

Le nombre d’enfants à nourrir via le soutien à la sécurité alimentaire augmente sensiblement, ce qui contribue à l’appauvrissement général des familles. On constate l’arrivée de nombreux immigrants, particulièrement de Colombie et des pays arabes. Ils utilisent l’aide au cours de la première année, mais tendent à s’organiser entre eux par la suite. Le déracinement prend de plus en plus la forme d’une errance résidentielle constituée d’une suite ininterrompue de séjours temporaires et précaires dans des logements souvent insalubres et de squat dans les logements précaires d’autres personnes qui vivent dans des conditions similaires.

Les plus mal pris utilisent la prison ou l’hôpital et la thérapie comme dernier recours de logement. On note d’autre part une tendance générale à médicamenter et médicaliser les personnes sans qu’il y ait toujours de diagnostic clair et un suivi continu. Quant à ceux qu’on identifie comme en grand besoin de soutien psychosocial et/ou médical, il semble difficile d’obtenir les services appropriés.

Chez les jeunes en particulier…

La situation des jeunes sans-abri ou à risque de le devenir a évolué depuis le dernier exercice de planification. L’errance est devenue moins visible, plus diffuse, mais la précarité semble avoir gagné du terrain. Parmi ces jeunes on voit apparaître, de plus en plus fréquemment, des jeunes parents qui se trouvent en situation difficile pour assumer leurs responsabilités parentales et qui sont très isolés dans leur nouveau rôle. Chez les mineurs on constate des fugues de plus en plus fréquentes en dehors du territoire, vers les grands centres généralement.

 Chez les plus vieux…

Ces jeunes vieillissent et ceux qui n’ont pas réussi à rependre pied et/ou qui n’ont pas reçu le soutien adéquat vont voir leur mode de vie dans la rue se chroniciser. Dans les cas de nombreuses personnes itinérantes, l’exclusion est souvent causée par une transition ratée et sans soutien aux sorties des institutions. On compte plus d’hommes en itinérance chez les 35-65 ans. Ce sont des gens en mauvaise santé physique et mentale qui fréquentent peu les services de santé. Beaucoup d’entre eux ont développé des problématiques multiples. On constate un accroissement de gens très difficiles à intégrer, qui refusent de fréquenter les organismes ou s’en trouvent exclus à cause de comportements extrêmes. Ceux-là n’auront nulle part où aller."

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Découvrez également les actions et missions des organismes membres de la Table des partenaires en itinérance de Drummondville:

Le Refuge La Piaule et son école de rue
L'Auberge du Coeur Habit-Action
Ensoleilevent
La Tablée populaire
Le comptoir alimentaire Drummond
Carrefour d'entraide Drummond

Membres du RSIQ