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L'itinérance à Laval

En avril 2014 sort un Rapport de recherche sur le travail de rue et son importance pour prévenir l'itinérance auprès des jeunes. Trouvez ce rapport de recherche ici . 

"En 2007, le Rapport de recherche Second regard sur l'itinérance à Laval: du constat à la mise en place de nouvelles pratiques (M. Paul Carle et Mme Lalie Bélanger‐Dion, 2007) trace un portrait actualisé de la situation de l'itinérance à Laval et fait suite à la recherche de M. Jean‐Pierre Fortin (L'itinérance à Laval, État de situation, 2002) qui visait à tracer un portrait du phénomène de l'itinérance sur le territoire de Laval. Ces recherches ont servi de prémisse à la rédaction des plans d'action en itinérance à Laval (2000 et 2007), accompagnant les programmes de contribution financière du gouvernement du Canada.

On observe l’émergence d’une nouvelle réalité de l'itinérance, qui tient compte des indices de paupérisation, soit l'abaissement continu du niveau de vie, qui amène une diminution du pouvoir d'achat. Cette réalité considère les personnes ayant une santé physique ou mentale plus fragile, les aînés, les immigrants, les familles, les familles monoparentales (plus de responsabilités, moins de moyens), les personnes qui ont développé des dépendances, celles qui ont été, enfants, déracinées de leur famille et toutes celles qui ont perdu leur réseau familial et social. De façon plus tangible, on peut dire que toute personne ayant une adresse fixe, mais qui vit dans des conditions précaires, instables et/ou insalubres est considérée comme itinérante ou à risque d'itinérance.

Laval dispose de services et d'activités en prévention et en intervention auprès des personnes en situation d'urgence sociale, tant au niveau des organismes communautaires autonomes (OCA) que du réseau public avec le Centre de santé et des services sociaux (CSSS) et Ville Laval‐ division urgence sociale. Ils offrent des services et des activités qui visent à éviter la détérioration des conditions de vie et à favoriser le maintien des liens, ce qui semble encore une approche efficace pour éviter la désaffiliation, moteur du développement de la chronicité en itinérance."

Extraits du rapport déposé par le Réseau des Organismes et Intervenants en Itinérance de Laval (ROIIL) à la Commission des Affaires sociales en 2008 :
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Sortie d'un premier portrait en itinérance lavallois-mai 2015

Pas moins de 59 % des itinérants de Laval sont des jeunes de 25 ans et moins originaires d'un des quartiers de l'île Jésus, a-t-on appris le 27 mai 2015, alors que le Réseau des organismes et intervenants en itinérance de Laval (ROIIL) dévoilait les conclusions de la première recherche-action à être réalisée sur le sujet en sol lavallois.

"Nous sommes confrontés à un endettement inquiétant chez nos jeunes, ce qui explique en partie ces données», d'affirmer Elisabeth Greissler, professeure à l'École de service social de l'Université de Montréal, qui a mené cette recherche-action de décembre 2014 à avril dernier, avec l'aide du ROIIL.Les chercheurs avaient pour objectif de définir l’itinérance en créant un portrait exhaustif de sa situation sur le territoire de Laval. La méthodologie a consisté en une méthode qualitative d’entrevues avec des personnes en situation d’itinérance tout en tenant compte des analyses des intervenants.
Cette démarche s'est appuyée également sur des données quantitatives: recensement de 237 personnes accueillies dans 9 organismes communautaires, données sociographiques de 17 personnes interrogées dans le cadre de focus groupset rapports d’activités des organismes du ROIIL.
La recherche permet de déboulonner quelques mythes de l'itinérance sur l'île Jésus, dont la provenance majoritaire qui est loin d'être montréalaise.

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Pour plus d’informations, consultez le site Internet du ROIIL               logo hover

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