Bilan de l'action gouvernementale sur l'itinérance à l'Assemblée nationale

 
NOVEMBRE 2011 - La Commission de la santé et des services sociaux a fait le suivi de l'action du gouvernement libéral en matière d'itinérance, confrontant notamment le bilan du RSIQ à celui de la ministre responsable.
 
 
La ministre déléguée au Services sociaux Dominique Vien est venue faire un bilan de ses actions le 25 novembre 2011. Le RSIQ, ainsi que le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), aussi conviés, ont fait la démonstration que malgré la publication d'un Plan d'action interministériel en itinérance 2010-2013, la situation est loin de s'améliorer.

Les organismes œuvrant auprès des personnes en situation ou à risque d'itinérance remarquent une aggravation et une complexification du phénomène, et ce partout au Québec. Le constat demeure donc : une Politique en itinérance est plus nécessaire que jamais.

Tel que le RSIQ l'a répété aux membres de la commission, un plan d'action est un indicatif d'une reconnaissance de la problématique de l'itinérance. Cependant, pour le RSIQ, une critique majeure à faire en regard du bilan est que bien qu'à portée nationale, la majorité des régions y ont été ignorées et sont toujours en attente de mesures qui y seraient déployées. De plus, concrètement sur le « terrain », les organismes ne constatent malheureusement pas d'amélioration au niveau des conditions de vie des personnes itinérantes, à risque d'itinérance, marginalisées et exclues socialement. Plusieurs des actions que l'on indique comme étant réalisées sont très éloignées de l'itinérance, ce qui soulève des questionnements quant à la volonté de réellement apporter des solutions. Cela a pour conséquence d'attiser le cynisme chez nos membres et partenaires qui travaillent en itinérance, lesquels ont pourtant besoin d'appuis significatifs pour aider et accompagner les personnes.

La priorité d'élaborer une politique en itinérance a occupé une partie importante des présentations du RSIQ ainsi que des échanges avec les parlementaires. Cette politique, qui doit être conçue avec le milieu communautaire, est nécessaire pour disposer d'une vision commune de l'itinérance. Celle-ci est capitale pour permettre aux acteurs concernés de se concerter et d'avoir une compréhension commune des moyens à envisager pour lutter contre l'itinérance. Lorsque questionnée à ce propos, la ministre n'a pas fermé la porte à cette proposition. Cependant, elle a ajouté qu'il pourrait être possible de travailler sur une politique en itinérance « lorsque le moment sera venu ». Pour le RSIQ, étant donné la situation actuelle, le temps est plus que jamais venu !